Depuis 2012, le Mali peine à sortir d’une crise d’abord politique, ensuite économique et depuis ces deux dernières années, un foyer d’insécurité. Pour notre coordinateur au Mali, Bassarou Sylla, l’« ACCORD ISSU DU PROCESSUS D’ALGER » n’est rien d’autre qu’un complot ourdi par la France pour avoir un ne main basse sur les ressources minières de la partie nord du Pays. Son analyse.

Le Mali du grand panafricain Modibo KEITA va très mal ! Il est aujourd’hui, l’une des colonies françaises totalement reprise sous l’aile de la France. Les dernières élections présidentielles ont démontré que la classe politique est incapable de s’unir pour défendre la Patrie. Leur désamour et désunion ont profité à l’impérialisme français pour maintenir au sommet de l’Etat un président favorable à ses manigances.

Ainsi pour continuer à appliquer le fameux « ACCORD ISSU DU PROCESSUS D’ALGER », la France a contribué à la plus grande fraude électorale jamais orchestrée pour maintenir au pouvoir contre la volonté des Maliens le président en exercice qui avait signé cet accord.

Car pour la France, il serait plus facile de poursuivre son programme de division du pays avec un tel chef d’Etat. Depuis l’Investiture d’Ibrahim Boubacar KEITA, son gouvernement tente par tous les moyens de mettre en œuvre le dit accord. C’est ainsi que le chef du gouvernement Soumeylou BOUBEYE MAIGA travaille depuis un mois sur l’acceptation d’un nouveau redécoupage territorial.

Ce qu’il ne dit pas aux maliens? Avec ce document des territoires habités par des minorités aux peaux blanches seront érigées en région et deviendront avantagés avec plus de députés et de conseillers nationaux.

Cette situation est une condition imposée par la France qui une fois cette région crée, souhaite très progressivement les détacher du reste du Mali. Sans sombrer dans la théorie du complot, elle pourrait y organiser une révolte suivi d’un referendum d’autodétermination comme ce qui a pu se faire au soudan du Sud. Ces régions du Nord peu habités mais d’une vaste étendue demeurent très riches en minerais rares. On y trouve du manganèse, de l’or, de l’uranium, de la bauxite, du pétrole sans parler de sa réserve très importante en eau douce.

Aujourd’hui, il est plus que temps pour la jeunesse malienne qui constitue plus de 70 % de la population de prendre en main le destin de cette nation lumière du panafricanisme. Comme le dit l’hymne national du Mali « Nous sommes résolus à mourir pour l’Afrique et pour toi Mali ».

Sylla Bassarou, coordinateur Urpanaf Mali.

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